iPhography :: Zoé :: Noa :: Tim

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On le sait tous. Ce n’est point l’équipement qui fait le photographe. Ca se joue ailleurs que dans une ribambelle d’optiques —fussent-elles fixes et à ouverture f/1.8— accouplées à des boîtiers numériques dont la valeur financière fait pâlir à elle seule le PIB du Burundi (180ième et bon dernier de la liste du FMI 2008 concernant le calcul annuel par tête en valeur nominale).

On peut donc tout à fait construire un travail digne d’intérêt avec un smartphone. C’est une question de choix et de talent… Et lorsqu’un des plus talentueux photographes de l’Associated Press (AP), David Guttenfelder, s’y colle et parcours les conflits en Afghanistan, il emporte ainsi son iPhone de guerre et on s’incline devant les images.

Loin de moi l’idée de vouloir me jeter corps et âmes dans une photographie de ce genre-là et de laisser tomber mon tout nouveau Canon 5D mk II (non mais !), cependant il m’arrive bon an mal an de choper parfois des clichés pas trop dégueux avec mon téléphone à la pomme croquée. Et surtout face à mes neveux et nièces avec qui il est beaucoup plus simple et conviviale de manier quelques grammes de technologie plutôt qu’un barda de 2-3 kg autour du cou. On va dire que ça simplifie l’approche… Voici donc Zoé, Noa et Tim par mon iPhone :


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1948-1998 :: Isao Hashimoto

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Quand la forme porte le fond. Quand l’information rencontre la visualisation. Quand les data délivrent du beau, mais pas que… Ca s’appelle —in english, please— «Information Aesthetics». Et j’en suis très friand depuis quelques années. Je vais certainement vous proposer ici même les plus marquantes glanées ici et là sur la toile.

Et pour commencer, un sujet qui me tient particulièrement à coeur : l’atome ; ou comment Dieu créa l’Homme à son image. C’était donc écrit au départ : l’Homme deviendra Dieu et il se mit à jouer avec des particules infinitésimales. Sauf que dans cette recherche de mimétisme, un bug s’installe et —pfffiout— on transforme « création » par « destruction »…

Et sur ce thème donc, M. Isao Hashimoto (né au japon en 1959) nous propose une oeuvre dense qu’il décrit ainsi :

« This piece of work is a bird’s eye view of the history by scaling down a month length of time into one second [and where] 2053 (…) is the number of nuclear explosions conducted in various parts of the globe. No letter is used for equal messaging to all viewers without language barrier. The blinking light, sound and the numbers on the world map show when, where and how many experiments each country have conducted. I created this work for the means of an interface to the people who are yet to know of the extremely grave, but present problem of the world. »

Les pressés peuvent sauter directement dans le temps au milieu de l’année 1961 (à 4′30″ environ) pour un impact sidérant et/ou passer directement à la condensation « par pays » à 12′30″. Mais l’intégrale des 14 minutes et 24 secondes vaut vraiment le coup, histoire de bien prendre le temps de réfléchir à tout ça.


PMB Quartet – Péniche Antipode

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Je sais pas trop d’où ça me vient, mais le fait est indéniable : j’aime assez mettre les mains dans le cambouis du graphisme. Et s’il s’avérait un jour que je puisse entreprendre un deuxième virage professionnel (de la pure science-fiction à l’heure actuelle évidemment), j’aurais quand même une option alléchante de ce côté là. A chaque fois que je me lance dans ce type de projet — qu’il soit web, blog, affiche, flyer, cd, carte de visite ou que sais-je encore ? —, les heures passent allègrement sans ennui ni agacement…

Il m’arrive donc de concilier ces plaisirs extra-professionnels avec de réels besoins exprimés dans l’entourage, et notamment pour le PMB Quartet avec qui nous avons conçu le design de leur nouvel album « Goodbye hedgehog ».

Et récemment, puisque les occasions font les larrons, on a planché sur le marketing rural du Quartet en concoctant le flyer annonçant leur prestation programmée au mythique Sunset Jazz Club.


Sunset – Cédric Bosquet / PMB Quartet © 2010



Et pour coller à l’actualité, l’occasion m’est donc donné aujourd’hui de présenter le nouveau flyer pour le prochain concert prévu à la rentrée (évidemment, on est resté sur une base graphique cohérente). Soit. La question n’est pas là, il faut juste en profiter pour noter tous les détails inscrits sur le visuel ci-dessous et pour réserver cette soirée où Jazz et Pop se tourneront autour et où, entre Pink Floyd et Brad Mehldeau, les quatre musiciens vous emmèneront à la recherche d’un hérisson perdu. C’est le 8 septembre 2010. C’est à 21h. C’est à la péniche Antipode. C’est face au 55 quai de la Seine dans le 19ième. C’est métro Riquet. C’est la ligne 7. C’est 8 €. Et c’est d’la balle mon poto ! J’y serais —sauf urgence et départ précipité en terres inconnues—. Tout le monde est le bienvenu et on pourrait même s’en jeter derrière la cravate…


Antipode – Cédric Bosquet / PMB Quartet © 2010

Cirque d’Hiver – Atelier Chardon Savard

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En attendant la rentrée, petit flashback sur une commande réalisée pour l’Atelier Chardon Savard. Comme chaque année, un défilé rassemblant tout les étudiants de cette école de mode et de stylisme se tient au cirque d’Hiver Bouglione et au cours duquel plus de 250 silhouettes sont présentées.

Une journée évidemment très spéciale pour les étudiants qui investissent la piste mythique du cirque d’hiver afin de présenter au public les collections qui sanctionnent le travail de toute une année. Mais c’est également une journée exceptionnelle pour les photographes qui ont la chance de participer à un tel événement. L’envergure du défilé et le nombre de silhouettes sont tels que c’est une opportunité unique de pouvoir déambuler en toute liberté dans un backstage immense où pullulent un nombre impressionnant de mannequins, de maquilleurs(euses) et de coiffeurs(euses). Une véritable ruche…

Cette année, ayant été commissionné avec Sacha Héron pour effectuer des images « Studio » et couvrir les deux défilés, j’ai eu beaucoup moins le temps de m’adonner à une couverture complète du backstage comme j’avais pu le faire l’an passé. Les images n’ont donc rien à voir avec leurs consoeurs de 2009, mais les conditions de prises de vues sont évidemment diamétralement opposées. Et pour preuve, voici quelques clichés de l’opération « cyclo » :


2010 © Cédric Bosquet


2010 © Cédric Bosquet


2010 © Cédric Bosquet

Vernissage

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Presque 6 mois après l’annonce officielle des résultats (cf. cet article de février), voici venu le temps des cimaises !

L’exposition des lauréats du Concours UPP-Dupon Découverte 2009 est maintenant officiellement programmée du 1er juillet au 30 août 2010 et se tiendra à la galerie de la Maison des Photographes au 121 rue Vieille du Temple dans le 3e arrondissement de Paris.


L’exposition se compose de 8 tirages grands formats (60 x 80 cm) pour chacun des trois lauréats du concours : Cédric Yhuel, Nina Hernandez et moi-même. Amis lecteurs, vous êtes donc cordialement invités à cette petite cérémonie jeudi prochain. J’aurais ainsi le grand plaisir de disserter et de trinquer avec vous. Bien entendu, en cas d’empêchement, vous êtes également libre de visiter le lieu pendant vos vacances estivales ; les modalités horaires sont décrites ci-dessous.


Et pendant que je vous tiens et que l’on parle photographie, j’encourage vivement ceux qui ne l’ont pas déjà fait à consulter la pétition en faveur de la proposition de loi n°441 sur les oeuvres visuelles orphelines lancée par l’UPP (Union des Photographes Professionnels) qui, je le rappelle et sans prosélystisme aucun, est la première organisation professionnelle de défense des droits des photographes auteurs. Et s’il s’avérait que vous y trouviez un intérêt ou tout du moins un certain sens, votre signature aux côtés de celles, par exemple, de Lucien CLERGUE, Raymond DEPARDON, Martine FRANCK, William KLEIN, REZA, Marc RIBOUD, Paolo ROVERSI ou encore Sebastiao SALGADO apporterait un soutien nécessaire à la défense des droits des photographes.

Dans tous les cas, à jeudi j’espère !

PS : Lire la proposition de loi N°441 sur le site du Sénat.

Braquo Style

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C’était dimanche. Ambiance wii wii, gratte gratte, macbook pro et cocktail thé/clopes. Le doigt sur le déclencheur pendant 18 minutes. Etonnamment, ça génère un portrait de type “Braquo”, les lunettes ayant tout à voir dans cette analogie. Et que ceux qui n’ont pas encore vu cette série télé corrigent cette bévue rapidement…


«Simon L.» ou l’hommage lumineux à Eddy Caplan. © Cédric Bosquet 2010

Karl Blossfeldt

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Les voies du Créateur sont parfois impénétrables. Preuve en est lorsqu’au cours d’un petit apéro dînatoire chez le fondateur de Cojean —dont je rappelle que la devise est « Nourrir, Aimer, Donner »—, une rencontre du quatrième type se produisit avec un photographe décédé.

Karl Blossfeldt est son nom. Il est allemand. Il a participé au mouvement artistique de la « nouvelle objectivité » (1918-1930) en photographiant des végétaux avec un style épuré et une maestria qui fait encore école… Une grande partie de ses travaux sont regroupés ici (“Das Werk” puis “Urformen der Kunst” et “Wundergarten der Natur”) et 6 images sont présentées ci-dessous.

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Mais le plus étonnant est à venir et ceux qui me connaissent en chair et en os auront certainement le même sursaut de surprise en plongeant dans son regard…


Karl Blossfeldt

Alors le fait qu’il soit mon portrait tout craché est déjà vraiment très impressionnant. Mais la résonance de cette ressemblance serait bien moins troublante si je n’avais pas également pris un pied incroyable à commencer une série de nature morte intitulée « Break Free » (bien que cela ne soit pas mon fond de commerce à la base) et que je suis, de surcroît et artistiquement parlant, très influencé par les mouvements « objectifs » notamment ceux issus de Düsseldorf et de l’école de Bernd et Hilla Becher. Je me demande donc si l’esprit de Karl m’a possédé lorsque j’ai créé les images suivantes ?


Break Free #1, Mint, 2009. © Cédric Bosquet 2010



Break Free #2, Eggs, 2009. © Cédric Bosquet 2010

A noter que ces previews ne rendent absolument pas justice aux tirages papier ! Je vous parlerais un jour prochain du casse-tête chinois qu’est la gestion multi-navigateur des profils de couleur sur internet… Tout un programme. L’occasion de m’est pourtant donnée de rappeler que ces photographies sont en vente. Elles sont tirées sur du papier « Lambda » (papier argentique à partir d’un fichier numérique), contrecollées sur aluminium et encadrées dans une caisse américaine blanche. Formats et numéros disponibles :

25 cm x 37,5 cm, série limitée à 7 (sept) exemplaires. Daté, signé et numéroté 2 sur 7 : 450 €
50 cm x 75 cm, série limitée à 3 (trois) exemplaires. Daté, signé et numéroté 1 sur 3 : 900 €
70 cm x 105 cm, série limitée à 1 (un) exemplaire. Daté, signé et numéroté 1 sur 1 : 2100 €

Pour le reste, je m’en vais méditer sur mes éventuelles réincarnations passées ;^)

Pistache ou Pastiche ?

by drixm

L’histoire fait grand bruit depuis la mi-février. Kyrielles de réactions, de prises de positions, d’invectives et d’analyses se succèdent dans les milieux autorisés. Et surtout (surtout !) au sein de la grande communauté de la photographie dîte ”plasticienne”. Je précise, pour qui est étranger au domaine, que l’on parle ici de la photographie qui s’accroche aux cimaises des galeries d’art contemporain, celle dont les prix des tirages peuvent faire pâlir un trader de la City…

Le tintamarre qui bouscule cette paisible sphère artistique a été provoqué par la mise en avant d’une potentielle affaire de plagiat qui résonne comme un séisme haïtien et dont le tsunami qu’il provoque pourrait faire des ravages bien au-delà des pas de portes des protagonistes directement impliqués.

Il faut dire que le sujet est sensible. Très sensible. Car il touche non seulement à la crédibilité du milieu mais aussi à la très douillette et chatouilleuse “propriété intellectuelle” si chère à nos amis les artistes (dont je fais partie, ne faisons pas la fine bouche…) et défendue, de fait, bec et ongles.

Tout a commencé lorsque Sze Tsung Leong a, selon certaines sources, ouvertement contesté la récente série de David Burdeny intitulée «Sacred & Secular» (Sacré & Profane) au motif qu’elle serait coupablement similaire à son travail intitulé «Horizons». A noter que certaines photographies de Burdeny sont également considérées comme “douteusement” proches de clichés réalisés par Elger Esser, autre photographe, qui n’a d’ailleurs pas encore réagit sur le sujet.

L’intrigue, d’abord révélée par quelques blogs, a soudainement pris une toute autre dimension lorsque PDN (Photo District News) a décidé d’y consacrer 2 articles (Partie 1 et Partie 2) et que le photographe/curateur Joerg Colbert a également pris la parole.

Avant de rentrer dans un résumé des réactions et des détails croustillants de l’affaire, je vous laisse le soin de vous faire votre propre idée en jugeant sur pièces. Ainsi, vous trouverez ci-après un comparatif des images incriminées (survolez les avec votre souris pour passer de l’une à l’autre, en étant un tout petit peu patient histoire que celle du dessous se chargent…)








Pour ma part, il n’y a pas beaucoup plus de commentaires à faire. Pourtant, Burdeny est sur la défensive et riposte avec un panel d’argumentaires qui selon moi —loin de pouvoir le disculper totalement ou au moins de laisser planer l’ombre d’un doute raisonnable— le condamne plus fortement. Je traduis une de ces déclarations :

«Ce n’est pas que je veuille faire diversion sur mon cas. Insinuer que je suis d’une certaine façon la première personne qui ait déjà réalisé une image similaire, même si je connaissais cette image –c’est le climat dans lequel tout le monde travail… Les gens s’approprient les images des autres, ils sont au courant de certains travaux d’autres artistes, l’information sur ce que les gens font voyage à la vitesse de la lumière. Tout le monde pioche chez les autres, et de temps à autre, quelqu’un se fait pincer».

En somme, il tombe dans la très classique tentation de vouloir amoindrir la faute sous le seul prétexte qu’elle soit répandue et en la noyant dans la masse… Passons, tellement c’est intellectuellement pauvre, singulièrement lâche et insidieusement dangereux. Bref.

Mais ce qui est encore plus gênant dans son propos, —et comme le fait très bien remarquer Colberg— c’est qu’il s’en dégage une vision personnelle et dramatique du processus de création artistique. Pour lui, l’art n’est somme toute qu’un paquet de gugus qui se pompent royalement les uns les autres en toute connaissance de cause ! (cf. “Les gens s’approprient les images des autres”). Assez incroyable pour un artiste d’avoir une si belle image de sa propre famille…

Je ne doute absolument pas que les influences et les inspiration participent à tout projet artistique. Evidemment ! Et en ce sens, il est souvent assez difficile de tracer une ligne franche entre la copie et l’inspiration. Dans la plupart des cas, si la question se pose, la réponse n’est jamais vraiment évidente. D’autant que l’on peut très facilement arguer que le plagiat, en photographie, est impossible. Le temps de la pause, du rideau qui s’ouvre et se referme, cet instant capturé et fixé par le médium photographique a disparu pour toujours et appartient au passé. Et vous aurez beau essayer de réunir à nouveau toutes les conditions pour “recréer” et capturer à l’identique ce moment, il sera toujours différent. Techniquement et temporellement parlant donc, le plagiat n’existe pas (même si cela reste un très bon exercice d’apprentissage !).

Cependant, au delà de cette impossibilité technique et juridique, on est quand même en droit de se poser certaines questions dans le cas présent. Car même si l’on ne peut pas plagier une idée, mais seulement son expression, force est de constater que Burdeny n’y va pas avec le dos de la main morte : lieux identiques, cadrages, conditions météo (et oui !), distance au sujet, angle de vues, etc. Sur ce point de “l’angle de vue”, je citerais et traduirais encore le photographe canadien :

«Très souvent, je me tiens à côté de quelqu’un qui prend la même image. Donc dans un sens, je prends des choses où fondamentalement, il pourrait tout aussi bien y avoir un écriteau “point de vue pittoresque”. Il y a des centaines de reproductions d’à peu près le même panorama.»

Certes. Mais je partage ici encore l’avis de Colberg qui fait remarquer que ce nouvel argument anti-plagiat se tient mieux que les autres,

«si ce n’était au détriment du fait qu’il décrit par la même son travail comme n’étant pas beaucoup plus que de la photographie de carte postale, bien sûr insinuant au passage la même chose pour les autres photographes. Stupéfiant, non ?»

Je clôturerais le sujet en soumettant discrètement deux nouvelles comparaisons imagées cette fois-ci montrant les installations des expositions respectives. On peut y apercevoir les choix des cadres, de mise en scène et d’agencement sur les mûrs.


Et enfin, deux extraits de textes révélés par Colberg (source) :

“The images are photographed primarily with an 8-by-10-inch view camera, but also with 6-by-7- and 6-by-9-centimeter and 4-by-5-inch formats. Printed as analog chromogenic color prints, each image offers a finely grained density of visual information, rendered in the broad range of tonality made possible by the analog print.” – source

“The images are photographed with an 8”x10” view camera and printed as chromogenic color prints, Each image offers a finely grained density of visual information, rendered in the broad range of tonality only made possible by the 8”x10” inch transparency,” – source (page 2)

Maintenant à vous de juger. Pistache ? Pastiche ?

iPhography : Bibliothèque Nationale de France – Site François-Mitterrand

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Voici un peu de nouveauté et pas des moindres puisqu’il s’agit de la création d’une nouvelle catégorie de billets. Et qui plus est, une catégorie à caractère photographique ! Je vois d’ici les mines et rictus de surprise… car oui —enfin— cet espace va s’embellir de quelques images… Nouvelle année 2010. Nouvelles dispositions. On se fait violence et on montre plus régulièrement ses petites créations.

Et pour commencer en douceur, une catégorie « iPhography » qui va me permettre de distiller —comme son nom l’indique— les snapshots que je capte avec mon iPhone au gré de mes pérégrinations. Rien de très professionnel donc, en terme technique, cependant il convient de noter que le phénomène de création photographique avec ce petit bijou signé de la pomme croquée commence à prendre une ampleur non négligeable.

Et bien malgré moi, je me suis rendu compte que, d’une part, je prenais beaucoup de plaisir à shooter régulièrement avec ce téléphone en tant que « bloc note » et que, d’autre part, j’étais très agréablement surpris de la qualité de certaines applications qui parviennent à métamorphoser un appareil photo très moyen (il faut bien l’avouer l’iPhone est très en retard sur cet item là) et qui poussent comme des champignons sur l’Appstore. Le choix est large et le panel de rendu l’est tout autant.

L’image du jour est toute fraîche d’hier après midi et a été prise lors de ma visite de l’exposition des lauréats de la Bourse du Talent 2009 sur les cimaises de l’allée Julien Cain à la BnF.


Allée Julien Cain, BnF François Mitterrand

Les lauréats de l’année 2009 sont Clémence de Limburg pour le reportage, Lucie & Simon pour le portrait, Claire Cocano pour la Mode et Arno Brignon pour l’Espace accompagné de la mention spéciale accordée à Julien Lombardi. En sus, les coups de coeur : Philippe Conti pour le reportage, Aglaé Bory pour le portrait, Françoise Spiekermeier et Franck Glénisson pour le mode et Stéphanie de Rougé pour l’espace.

L’exposition s’est malheureusement terminée hier. Néanmoins, vous pouvez apercevoir leurs travaux sur le portail photographie.com : Lucie & Simon, Clémence de Limburg, Claire Cocano, Arno Brignon, Julien Lombardi, Stéphanie de Rougé, Aglaé Bory, Françoise Spiekermeier, Franck Glénisson, et Philippe Conti.

Ca picote agréablement les tympans

by drixm

J’ai quelque chose pour vous. Un truc qui pourrait même bien vous rendre accroc. Et si les comportements obsessionnels ne sont pas votre violon d’Ingres —on n’a pas tous le même karma— je vous promets au moins un état de béatitude extatique à l’écoute du nouvel opus du Pmb Quartet. Du jazz, mesdames, messieurs. Et du bon.

Faisant suite —souvenez-vous— à l’excellentissime «Saison 1» concocté de mains de maître par Paul-Marie Barbier et son trio de l’époque, ce deuxième disque intitulé « Goodbye Hedgehog » sorti dans les bacs début 2010 présente une toute nouvelle couleur musicale.

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Pas seulement parce que la batterie fait une apparition fracassante au rythme ciselés des baguettes de David Georgelet. Pas seulement, non ! La guitare, autrefois un peu manouche, un peu bohème, est dorénavant électrique, indéniablement affublée d’un ampli, d’une ribambelle de pédales et parcourue des doigts experts et savamment spéculateurs de Laurent Guillet.

Deux nouveaux partenaires assistent donc le taulier, Matthieu Bloch, qui continue de nous susurrer aux esgourdes, et avec grâce, les chants de sa sensuelle contrebasse. Tous encadrent ainsi Paul-Marie Barbier, à la tête de ce cénacle, en virtuose hors-paire des maillets et vibraphoniste de génie qu’il est.

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Les compositions originales qui s’égrènent tout au long de cet opus sont du pur cru de ces musiciens-compositeurs ; seul « Le myosotis » de Georges Brassens complètent avec élégance l’ensemble. Un album magnifique s’ouvrant sur le titre éponyme « Goodbye hedgehog », teinté d’une pop Tom Yorkesque tout en crescendo, et sur « Le blues à lunettes » tout aussi enlevé. « Belle mademoiselle » et « La boîte à muse », deux somptueux spleens, suivent et laissent la furie du titre « Le son du riz » se révéler ensuite au grand jour.

Viennent « Le myosotis » qui donne la part belle à l’étincelante sonorité du vibraphone de Paul-Marie et « Egg and half » d’une douceur et d’une finesse touchante. Le truculent titre « Mais où l’hibou niche-t-il ? » déboule ensuite pour nous faire chalouper le corps à grande force de bombardements de particules de swing avant de ne pas lâcher l’auditeur dans sa délectation avec « Quid » : un titre duel où Paul-Marie et Laurent se rétorquent l’un à l’autre moultes digressions instrumentales.

« If not » aux nuances intenses qui glissent sous le tempo architecturé de David et affichant un chorus de contrebasse de haute voltige ferme la marche. Mais bien heureusement, nous avons pris soin de régler la lecture de l’album sur « repeat »…

Album disponible sur toutes vos plates-formes de téléchargement légal préférées : Itunes, fnac, virgin, amazon ou encore emusic.

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