Expo :: Spéos, 26 ans, 26 promos

by drixm

 ©Cédric Bosquet

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Après avoir été présentée en Arles pendant la semaine professionnelle des « Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles », l’exposition rétrospective des 26 ans de Spéos arrive enfin à Paris ! Le vernissage a lieu demain (le 8 novembre à partir de 18h) à l’unisson de l’événement « Rencontrez les artistes » organisé par Lens Culture FotoFest Paris pendant lequel vous pourrez également venir à la rencontre de 110 photographes internationaux.

Je rappelle que cette exposition est issue de l’appel lancé par l’école à tous ses ancien(ne)s étudiant(e)s des 25 dernières années pour soumettre leurs meilleurs travaux et parmi lesquels 40 photographies ont été retenues par un trio de jury composé de Gabriel Bauret, Bernard Derenne et Marc Prüst. Comme vous le savez certainement déjà, j’ai le plaisir de compter parmi les heureux élus avec une de mes images de la série « Du carcan au chaos », que voici :

 ©Cédric Bosquet

Titre – Année : Du carcan au chaos #2 – 2009
Edition – Année : Tirage N° 1/7 – 2011
Technique : Lamdba – contre collé alu 1mm
Encadrement : Caisse américaine noire
Taille – Prix : 80×80cm – 1345 €

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Il fait évidemment beaucoup moins chaud qu’en Arles mais je vous assure qu’il y aura du chauffage dans la galerie et un panel d’oeuvres à vous réchauffer le coeur après une journée de boulot éreintante. Je vous dit donc à demain, si vous le voulez bien !

Caravan Palace :: Clash

by drixm

J’ai eu l’immense privilege d’etre invite au concert de Caravan Palace, il y a quelques jours a Cormeilles-en-Parisis. Un concert qui venait fêter, comme en point d’orgue, une période de répétitions pour les shows à venir suite à la sortie du nouvel EP « Clash » fraîchement sorti le 3 octobre dernier. Mais revenons-en à nos moutons et plus particulièrement à ce concert du 7 octobre pendant lequel j’ai eu l’occasion de faire quelques images, deci delà, avec les moyens lumineux du bord parmi une foule éclectique et une ambiance électrisante.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

N’étant pas un expert de la photographie de concert, j’ai shooté un tout petit plus que d’habitude, autrement dit tout azimut, en espérant glaner quelques bonnes images pouvant retranscrire avec fidélité ce que cette bande de sept musiciens nous ont offert sur scène. Si vous n’avez pas encore lancer l’audio juste au-dessus, c’est maintenant ou jamais avant de sauter dans la fosse :

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Comme toujours, je suis moins chiche en pixels sur mon portfolio, ce diaporama est donc visible dans de bien meilleures conditions par là-bas. A ce propos, les utilisateurs de « devices » mobiles peuvent se rabattre directement sur cette plateforme si leur navigateur embarqué ne gèrent pas la compatibilité des galeries en flash (iPhoniens, vous voyez certainement bien le hic !). Sinon, j’ai adoré la scéno, la lumière, le son, la voix, l’énergie et le vibraphone bien présent (je suis pas vraiment objectif mais je le signale quand même). J’ai un poil moins aimé la fumée car même si elle a pour effet de mettre en valeur les lights, photographiquement parlant ça réduit les contrastes quasiment à néant dès que l’on s’éloigne de 4/5 mètres. Force est de constater tout de même que cette bande de 7 a foutu le feu et, Ladies and Gentlemen, sous vos applaudissements, laissez moi vous les présenter. Caravan Palace, c’est eux :

Arnaud Vial : guitare, programmation
Charles Delaporte : contrebasse, programmation
Hugues Payen : violon, programmation, scat
Colotis « Latoya » Zoé : chant
Toustou : machines
Chapi : clarinette
Paul-Marie Barbier : vibraphone, balais, guitare

©Cédric Bosquet

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Pour ceux qui ne les connaissent pas déjà, voici un petit encart issu de leur page fb :

Caravan Palace est issu du croisement de 3 compositeurs de musique électronique, animés d’une passion commune pour le jazz manouche. A la pratique de cette musique des années 30 dans une formation « classique », ils se rendent compte de son impact encore très fort , alors que des artistes comme Sanseverino ou Bireli Lagrène contribuent grandement à la faire re-connaître au grand public. En février 2005, la composition de morceaux électro-swing à orientation jazz manouche est lancée, devenant vite un projet à part entière sous le nom de Caravan Palace.

Ca devrait donner envie d’aller faire un tour sur leur my| space | qui est un lien à ne pas manquer de visiter de fond en comble. Pour les aficionados, foncez sur iTunes afin d’y acquérir fissa fissa leur premier album éponyme Caravan Palace (2008) si vous ne l’avez pas déjà. Le tout dernier Clash – EP (2011) est également déjà disponible sur la plateforme à la pomme croquée. D’ailleurs, je trouve que le visuel de cet EP est juste sublime et ça a le don de me mettre d’humeur guillerette pour écouter un 2e titre du disque qui s’intitule «12 juin 3049».

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Je sens poindre, parmi vous lecteurs, un intérêt grandissant. J’en profite donc pour vous donner toutes les informations nécessaires pour aller les voir très prochainement. La mini-tournée de fin 2011 s’articule donc comme ceci :
19 Octobre – Lille (c’est ce soir c’était hier soir, c’est donc beaucoup trop tard)
21 Octobre – Liège
22 Octobre – Paris (à la Cigale mais c’est déjà complet ! Dommage, dommage…)
26 Octobre – Bordeaux
28 Octobre – Marseille
19 Novembre – Le Mans

Comme vous pouvez le constater, il n’y en aura pas pour tout le monde… Pour finir, en cadeau-bonux, lisez donc cette interview d’Hugo et matez cette petite vidéo. Ca fera patienter jusque début 2012, date prévue de la sortie du nouvel album. A plus long terme, courant 2012, préparez vos agendas pour une tournée beaucoup (beaucoup) plus conséquente. Tout ceci n’est par conséquent qu’un amuse-bouche et m’est avis que ça n’a pas fini de cartonner (comme d’habitude) !


Anne-So :: Comédienne

by drixm

De temps en temps, les photographes doivent faire joujou avec de la lumiere artificielle. On appelera ca des flashs pour eviter au passage un jargon élitiste désuet et des détails aussi inintéressants que paradoxaux à propos de température de couleur froide mais avoisinant quand même les cinq mille Kelvin (les degrés, hein, pas ton p’tit cousin de 14 ans a qui on a greffé une wii au bras droit).

Bref. Mais pour faire mumuse avec ce genre de matériel hi-tech et créer des images pertinentes, il ne suffit pas d’en connaître les caractéristiques techniques voire météorologiques. Loin s’en faut. Et je vous le dis tout de go devant vos yeux ébahis, il faut d’abord avoir un sujet. Et même mieux que ça, un modèle ! Pour ma part, lors de ma dernière séance playschool avec du matos à 1200 joules, j’ai eu l’extrême bonheur de travailler avec Anne-Sophie Germanaz : comédienne de son métier qui a bien voulu nous accorder (avec mon acolyte du jour) quelques heures précieuses de son sourire et de sa bonne humeur légendaire.

Sourire et bonne humeur qui ne transparaissent pas des masses sur les quatre images que je vous présente ici même, mon choix s’étant orienté bien loin de l’évidence. J’ai saupoudré le tout avec quatre post-productions (ne pas entendre photoshop, merci !) différentes. Et voilà, le résultat…

©Cédric Bosquet

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Vous avez la possibilité d’admirer Anne-Sophie en plus grand sur mon portfolio, là où les pixels ont une part plus belle, en cliquant ici. Néanmoins, il serait beaucoup plus judicieux d’aller la voir sur les planches, en chair et en os, puisqu’elle joue en ce moment même le rôle au Garance dans la pièce « Les conjoints » d’Eric Assous au Théâtre Tristan Bernard.

Dans un couple, la vérité est toujours mise à rude épreuve tandis que le mensonge ne demande qu’à s’installer. « Les conjoints» nous rappelle que le bonheur n’est pas un état permanent mais un équilibre précaire.

C’est au 64 rue du Rocher dans le VIIIe arrondissement de Paris. C’est tous les soirs du mardi au dimanche à 21h et le samedi à 18h (en plus de 21h). Si ça vous tente, je vous conseille de réserver car c’est un carton et c’est déjà complet cette semaine… A bon entendeur.

Fertile en rebondissement, l’intrigue, qui même le pouvoir ravageur de l’argent et le jeu subtil des sentiments, met en scène deux hommes et deux femmes balloté entre leur éthique, leurs intérêts et leurs émotions. Tout le monde a quelque chose à revendiquer. Tout le monde a quelque chose à cacher. Tenté par la transgression, mais soucieux du qu’en dira-t-on, chacun se débat avec ses raisons. Bonnes ou mauvaises, petites et grandes, morales ou obscures.

Une comédie fine et piquante, qui est un équilibre, entre gravité, légèreté et vivacité.


Justine & Martin :: Finalistes meilleur scénario 2011

by drixm

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« (…) L’année 1995 aura été pour la France une des plus meurtrières, mais surtout une des plus violentes. (…) C’est une violence physique et psychologique qui enlace le pays entier. On s’en prend à sa population, au cœur des villes, on décime des civils. Des bombes explosent dans les transports en commun, devant les écoles et sur les marchés. La panique gagne les grandes et petites villes, les citoyens ne sortent presque plus, ne se divertissent plus, ne prennent plus ni bus, ni métro… La peur habite chacun. Pendant des semaines, un ennemi inconnu maintient le pays tout entier dans la terreur. »

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Vous devez certainement tous vous rappeler du nom de cet ennemi publique N°1 de l’époque : Khaled Kelkal. Et si sa responsabilité dans les attentats particulièrement meurtriers perpétrés cette année là au coeur de la capitale Française (notamment l’attentat du RER B à St Michel) lui vaut une macabre célébrité médiatique, ce sont surtout sa mort violente et son corps criblé de balles qui, filmés en direct et retransmises sur les JT, marqueront à jamais l’esprit de téléspectateurs et citoyens médusés.

Kahled est pourtant un jeune homme que rien ne prédestine à devenir le terroriste le plus traqué de l’histoire de l’Hexagone. Les mécanismes d’une descente aux enfers extrêmement rapide d’un enfant doué, studieux et exemplaire à tous les égards sont multiples et complexes. Et ce sont ces mécanismes qu’ont méticuleusement disséqués Justine Martini et Martin Razy pendant huit mois en étudiant de centaines d’heures d’archives télévisuelles ou radiophoniques ainsi que d’ouvrages sur le terrorisme et bon nombres d’interviews de personnalités concernées par cette affaire. Ils en ont écrit un scénario passionnant, au titre éponyme « Khaled Kelkal ».

Au coeur de ce scénario se mêlent (je cite) :

« l’histoire de l’immigration française, de l’intégration scolaire, de la violence carcérale, de la quête d’identité et de la rencontre avec le fanatisme religieux, (…) des éléments et évènement sociaux qui ont concouru à faire basculer le protagoniste dans l’intégrisme religieux (…), [avec] la rapidité et la violence d’[un] engrenage qui le mène[ra] à sa perte.

Dans le but ultime de tenter de répondre à ces questions simples :

« Comment un jeune homme bascule t-il dans l’horreur ? Comment un adolescent peut-il être recruté et formé au terrorisme au sein même de notre pays ? Comment a-t-il pu commettre l’irréparable à seulement vingt-quatre ans ? Comment Khaled Kelkal est devenu l’ennemi public numéro un, avant de mourir en direct devant une caméra de télévision le 29 septembre 1995 ? »

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Dans la même veine des deux volets cinématographiques sur Jacques Mesrine (L’instinct de mort et L’ennemi public N°1 de Jean-François Richet) et de la série sur Carlos d’Olivier Assayas, le scénario « Khaled Kelkal » que propose Justine et Martin promet d’être aussi palpitant qu’instructif. Sélectionné pour la finale du Prix Junior du Meilleur Scénario 2011 (http://www.prix-scenariste.org/), j’ai eu le plaisir de photographier ces deux auteurs pour la communication de l’édition 2011 de ce Prix « Sopadin ».

©Cédric Bosquet

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Rappelons qu’au cours des 5 dernières années, 3 Lauréats du Grand Prix Sopadin du Meilleur Scénariste ont reçu le César du Meilleur Scénario original :

« Séraphine » de Martin Provost (7 César dont meilleur scénario original en 2009)
« Va, vis et deviens » de Mihaileanu et Blanc (César 2006 du meilleur scénario original)
« Le nom des gens » de M. Leclerc et B. Kasmi (César 2011 du meilleur scénario original).

Gageons qu’un avenir aussi radieux que ceux-là est à la porté de ce script. Le cinéma français ne s’en porterait pas plus mal, si vous voulez mon avis personnel… C’est en tout cas un film que j’aurais plaisir à voir sur grand écran. A noter que la soirée de remise des prix est programmée courant novembre et qu’elle presentera les 6 finalistes à l’aide de pitchs filmés au Studio Harcourt. Rien que ça…

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Gurkhas deserve justice and equality

by drixm

Dear friends and especially UK citizens,

For once, I appeal for you compassion. You might have heard of the gurkha veterans situation towards the british army and british ministry of defense. You may have come across stories of nepalese soldiers who bravely fought for your country and your freedom while they are still refused equal rights with their British/Commonwealth counterparts. You must be aware of the struggles and all kind of issues they have to endure with their families, as we speak, back in Nepal. If not, you might want to consider reading this article I wrote 4 years ago after spending few months among them.

Today, they have been accepted to launch an official e-petition on the UK Government site. Nevertheless they need to gather a hundred and thousand signatures to stage a debate in the British Parliament. A debate that could mean a lot to thousand of people in despair. As this e-petition can only be signed by UK citizen or people who normally lives in the UK, I cannot sign it and neither can most of my friends, relatives and family. I can only convey the message and hope for the best.

The petition can be found here : e-petition “Gurkhas deserve justice and equality”. Thanks a million for you support and don’t hesitate to spread the workds and link if you feel like it…

For the non-living or non-residing in UK, you can still sign the following petition launched by UBGEA (The United British Gurkhas Ex-Servicemen’s Association) : “Gurkhas seek justice”. They also have set up a facebook page which is worth following if you want any updates.

Thanks again for your time and Namaste to all of you.
Cédric.

On peut dire les deux

by drixm

En direct du sud, amis lecteurs bonjour. Je suis à Arles ou en Arles (on peut dire les deux). Et ceci est un billet express à caractère informatif pour vous prévenir et vous inviter au vernissage de l’exposition organisée à l’occasion du 26ième anniversaire de Spéos. Le pitch est simple : 26 ans, 26 promotions, 1 expo.

Ainsi, après l’appel lancé par l’école à tous ces ancien(ne)s étudiant(e)s pour soumettre leurs meilleurs travaux, une sélection de 40 photographies a été réalisée par un trio de choc : Gabriel Bauret, Bernard Derenne et Marc Prüst. Et c’est avec un grand plaisir que je vous annonce aujourd’hui que j’ai le bonheur de compter parmi les heureux élus qui verront leur images accrochées aux cimaises de la galerie Arlatino à Arles pendant la semaine d’ouverture des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles.

A H-5 du vernissage, je suis extrêmement à la bourre pour vous annoncer tout ça. Néanmoins les férus des départs précipités ou les personnes qui sont dans la région sont évidemment les bienvenus pour venir trinquer avec nous ! En espérant vous y voir, je vous laisse quelques informations complémentaires voire redondantes.

Liens :
L’expo virtuelle : c’est par ici
L’annonce en anglais sur le blog de Spéos
Le flyer sur le site des Voies Off :: Arles

Pratique :
Vernissage à 18h le 4 juillet 2011
Galerie Arlatino
8, rue de la Liberté 13200 Arles
Exposition du 4 au 10 juillet 2011

Contacts :
Arlatino :: info@arlatino.com :: 04 90 18 58 27 :: www.arlatino.com
Spéos :: info@speos.fr :: www.groupespeos.com


(ré)création :: 3.0

by drixm

Les 18 et 19 mai dernier, l’Atelier Chardon Savard a présenté sa coutumière rétrospective des travaux de ses étudiants. Contrairement aux années précédentes où l’école investissait le Cirque d’Hiver Bouglione pour l’espace d’une soirée et deux défilés (cf. les images de 2010 et 2009), la manifestation 2011 s’est organisée à la Cité de la science et de l’industrie et s’est articulée autour de deux magnifiques soirées et pas moins de cinq défilés. Et au delà de la présentation des silhouettes des différentes sections de l’Atelier, les spectateurs ont pu également parcourir une exposition de pièces uniques et d’accessoires. Le défilé de clôture, clou de cet événement intitulé ré(création) 3.0, s’est de plus déroulé sous la présidence de Manish Arora, créateur et directeur artistique de Paco Rabanne et sous la houlette de Jean-Pierre Mocho (président de la Fédération Française du Prêt-à-porter Féminin). Rien que ça.

Deux jours très intenses donc et l’occasion pour moi de renouveler le partenariat avec l’équipe d’ACS pour une partie de la couverture photographique dont ils ont besoin pour les défilés. Le challenge était grand cette année et voici ce que cela donne en images avec une petite sélection des créations de cette talentueuse et dynamique jeune génération…

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183 – 165 = 18

by drixm

Ca a commencé par une légère odeur âcre et piquante dans la cour intérieure du 90 rue Saint Maur et par de vagues pensées anodines sur le fait que certains n’ont pas encore bien intégré la vacuité de faire mumuse avec des allumettes et que faire flamber des matières plastiques était non seulement puérile mais potentiellement dangereux.

Mais, en apercevant au loin l’épais panache de fumée noire tourbillonnant follement au-dessus chez moi, vers le 165 de la même rue, je jette ces réflexions aux oubliettes tout en prenant mes jambes à mon cou, direction le placard qui me sert d’appartement et substantiellement de stockage de mes précieux outils de travail. Frousse au corps, slalomant parmi les badauds qui s’attardent déjà dans les rues, je décrasse ce qu’il me reste de bronchioles régulièrement noircies à la nicotine dans un concert tonitruant de sirènes hurlantes dont les échos se font entendre maintenant de toutes parts.

Rassuré de voir que mon immeuble ne s’est pas ni transformé en brasier, ni en incinérateur macabre d’archives photographiques, j’avale un dernier imbroglio de marches d’escaliers et de molécules d’oxygène et, avec ce qu’il me reste de force, je fais aussitôt demi-tour avec tout mon barda de lentilles et de boîtiers, direction la fournaise, au 183, tout près.

Il n’y a pas encore de périmètre de sécurité, les pompiers s’affairent pourtant et les grandes échelles se déploient tout juste. Ca crame sévère tout en haut, des débris volent, l’atmosphère est viciée, corrosive, acide et les quelques agents de la police nationale sont, eux, totalement dépassés.

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Il n’y aura, fort heureusement, pas de victimes : une douzaine de personnes souffriraient « seulement » de légères intoxications respiratoires dont trois pompiers. Un bilan miraculeux, je trouve, face à l’intensité des flammes. Et conséquemment, un épiphénomène pour les agences de presse. Gageons que si le sinistre avait eu lieu au milieu de la nuit, le bilan aurait été beaucoup plus lourd et l’intérêt des agences filaires tout autant proportionnel…

Pétanque

by drixm

Ce n’était pas la Marseillaise, mais la première pétanque de l’année fût quand même particulièrement enflammée. Ca a donc sévèrement taquiné le bouchon ce dimanche, entre les faux rebonds, les tirs mal dosés et les carreaux ratés. La doublette victorieuse du tournoi laisse d’ailleurs une assemblée boulistique médusée par la haute teneur qualitative de sa performance… Respect et lot de consolation pour tout le monde en une vingtaine d’ images.

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Fotolia : la belle tartuferie

by drixm

Chers amis,

A vous qui aimez la photographie, qui la pratiquez de manière professionnelle ou occasionnelle, vous qui, j’en suis convaincu, avez une estime particulière pour tous les photographes qui tentent de faire de leur art un métier respectable, images après images, à vous qui accordez de l’importance à la propriété intellectuelle et qui comprenez la notion de droits d’auteurs ; oui, à vous, je m’en remets aujourd’hui pour participer à la défense de notre profession.

La raison de cet appel est simple : Fotolia, société de microstock, a déposé sa candidature pour obtenir le label « Offre légale » auprès de la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet (HADOPI) et ce, alors que les pratiques et offres commerciales de Fotolia violent la législation française et bafouent les droits fondamentaux des auteurs. Cette labelisation « Offre légale » est tout simplement irresponsable et aggraverait dangereusement la situation —pour le moins déjà précaire— de l’ensemble des auteurs photographes.

Fotolia propose en effet des offres de photographies « libres de droits » pour des usages professionnels (presse, publicité, édition, etc.) à partir de niveaux tarifaires cyniquement dérisoires (0,14 € l’image). Je cite d’ailleurs ce que l’on peut lire sur une des pages du site de Fotolia :

• Toutes les images proposées sur Fotolia sont Libres de droits et peuvent être utilisées pour tous types de travaux professionnels sans limite de temps ni de nombre de diffusions
• Abonnez-vous et profitez du tarif exceptionnel de 0,14 € par image !

Or, l’appellation « libre de droits » (qui plus est sans limite de temps, ni nombre de diffusions) transgresse l’article L.131-3 du Code de la Propriété Intellectuelle (CPI) qui stipule que :

• La transmission des droits de l’auteur est subordonnée à la condition que chacun des droits cédés fasse l’objet d’une mention distincte dans l’acte de cession et que le domaine d’exploitation des droits cédés soit délimité quant à son étendue et à sa destination, quant au lieu et quant à la durée.

Par ailleurs, l’article 1591 du Code Civil précise que :

• Le prix d’[une] vente doit être déterminé et désigné par les parties.

Les interprétations et multiples jurisprudences* que cet article a généré permettent de conclure que le prix d’une vente doit être « réel et sérieux ». En d’autres termes encore, « un prix inexistant ou un prix dérisoire enfreindrait cette exigence et emporterait la nullité du contrat ». Et à mon humble avis, il est tout à fait légitime de penser que 14 centimes d’euros est dérisoire au vue d’une utilisation commerciale indéfinie dans le temps et dans l’espace…

Peut-on dès lors envisager sérieusement d’accorder un label « Offre légale » à une entreprise internationale méprisant ainsi les lois françaises ? N’y-a-t-il pas urgence à lutter contre la légalisation de pratiques extrêmes qui, à terme, banalisent la précarité d’une profession ? Si, comme beaucoup d’autres, vous considérez qu’il y a danger à légitimer un modèle économique indigne, l’Union Professionnel des Photographes (UPP) publie une pétition contre la procédure en cours de Fotolia auprès de l’HADOPI que vous pouvez signer électroniquement bien sûr. Par avance, je remercie ceux d’entre vous qui prendront le temps de la lire, de la signer et de rejoindre ainsi les quelques 4300 signataires depuis sa mise en ligne il y a quelques jours seulement. Précisons également qu’à cette pétition s’associent la Société des Auteurs des arts visuels et de l’Image Fixe (SAIF), le Groupement National de la Photographie Professionnelle (GNPP), l’Association Nationale des Iconographes (ANI), les Agents Associés (AA), l’agence française des designers, Signatures, Tendance Floue, Fédéphoto, Photographes Auteurs Journalistes (PAJ) et Andia.

J’aimerais également prendre le temps de tirer la sonnette d’alarme auprès de tous mes chers confrères et collègues. Car même si les pratiques scabreuses des sociétés de microstocks sont à déplorer, il est également grand temps de prendre conscience que nous avons une part de responsabilité en tant que membre à part entière de cette grande famille des auteurs photographes. En effet, aussi tentante et prometteuse que puisse être la solution de « livrer » son stock d’images auprès de ces pseudos agences, c’est toute la valeur de nos créations et de nos visions d’artistes qui est par la même mise en péril.

Ayons, tous ensemble, plus d’estime pour nos photographies ! Ne tombons pas dans la facilité en bradant notre oeil sur l’autel du bénéfice à court terme. Pour quelques euros supplémentaires. Puisqu’au final, c’est le déficit à long terme qui nous attend sur ce chemin-là. Et pour tous. Alors, certes nos droits se doivent d’être respectés dans un cadre légal. Mais toutes les associations de défense des droits et toutes les organisations professionnelles ne pourront rien contre l’insidieuse dépréciation de la valeur du médium photographique si nous ne la défendons pas à la source. Sans tomber dans un orgueil excessif ou une prétention déplacée, je pense qu’être professionnel c’est aussi avoir conscience de la juste valeur de son travail. Et avoir la clairvoyance de ne pas accorder de crédibilité à des pratiques économiques et rémunérations dénuées de bon sens…

Et que vive la photographie (équitable) !


* J’en appelle aux spécialistes du droit pour combler mes lacunes concernant l’interprétation
juridique de cet article 1591 ainsi que les jurisprudences associées…