Ca picote agréablement les tympans
by drixm
J’ai quelque chose pour vous. Un truc qui pourrait même bien vous rendre accroc. Et si les comportements obsessionnels ne sont pas votre violon d’Ingres —on n’a pas tous le même karma— je vous promets au moins un état de béatitude extatique à l’écoute du nouvel opus du Pmb Quartet. Du jazz, mesdames, messieurs. Et du bon.
Faisant suite —souvenez-vous— à l’excellentissime «Saison 1» concocté de mains de maître par Paul-Marie Barbier et son trio de l’époque, ce deuxième disque intitulé « Goodbye Hedgehog » sorti dans les bacs début 2010 présente une toute nouvelle couleur musicale.
Pas seulement parce que la batterie fait une apparition fracassante au rythme ciselés des baguettes de David Georgelet. Pas seulement, non ! La guitare, autrefois un peu manouche, un peu bohème, est dorénavant électrique, indéniablement affublée d’un ampli, d’une ribambelle de pédales et parcourue des doigts experts et savamment spéculateurs de Laurent Guillet.
Deux nouveaux partenaires assistent donc le taulier, Matthieu Bloch, qui continue de nous susurrer aux esgourdes, et avec grâce, les chants de sa sensuelle contrebasse. Tous encadrent ainsi Paul-Marie Barbier, à la tête de ce cénacle, en virtuose hors-paire des maillets et vibraphoniste de génie qu’il est.
Les compositions originales qui s’égrènent tout au long de cet opus sont du pur cru de ces musiciens-compositeurs ; seul « Le myosotis » de Georges Brassens complètent avec élégance l’ensemble. Un album magnifique s’ouvrant sur le titre éponyme « Goodbye hedgehog », teinté d’une pop Tom Yorkesque tout en crescendo, et sur « Le blues à lunettes » tout aussi enlevé. « Belle mademoiselle » et « La boîte à muse », deux somptueux spleens, suivent et laissent la furie du titre « Le son du riz » se révéler ensuite au grand jour.
Viennent « Le myosotis » qui donne la part belle à l’étincelante sonorité du vibraphone de Paul-Marie et « Egg and half » d’une douceur et d’une finesse touchante. Le truculent titre « Mais où l’hibou niche-t-il ? » déboule ensuite pour nous faire chalouper le corps à grande force de bombardements de particules de swing avant de ne pas lâcher l’auditeur dans sa délectation avec « Quid » : un titre duel où Paul-Marie et Laurent se rétorquent l’un à l’autre moultes digressions instrumentales.
« If not » aux nuances intenses qui glissent sous le tempo architecturé de David et affichant un chorus de contrebasse de haute voltige ferme la marche. Mais bien heureusement, nous avons pris soin de régler la lecture de l’album sur « repeat »…
Album disponible sur toutes vos plates-formes de téléchargement légal préférées : Itunes, fnac, virgin, amazon ou encore emusic.

Comments
Cet « hedgehog » est plein de piquant … on aime merci Drixm de me l’avoir signalé en avant première (pas téléchargé mais acquis, tu auras certainement vu ma dime pour ce superbe CD)
Bravo encore à PMB quartet à transmettre
Bye bises PP